"Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre..."
On oublie trop souvent le souvenir de nos anciens.
Ceux sans qui nous ne serions pas, ceux qui ont aidé notre pays à être le pays libre qu'il est devenu.
J'ai la chance d'avoir pu récupérer certaines photos de famille, du début des années à 1900 à aujourd'hui.
Malgré le fait que le temps oeuvre à détruire peu à peu ces photos, je m'emploie à les restaurer, les nettoyer et les scanner, afin d'essayer de leur redonner un nouvel éclat.
Les modèles ne sont plus là depuis bien longtemps, et les descendants de ces hommes, sont les derniers à pouvoir donner encore un peu de vie à la mémoire de leurs ancêtres. Mais leur action est éphémère et comptée, car ils ne seront pas toujours là.
Aussi, pour qu'ils ne meurent pas une seconde fois, souvenons nous de nos anciens, et mobilisons nous dans notre vie quotidienne pour faire en sorte que leurs efforts et sacrifices d'antan, ne tendent pas à disparaître trop rapidement au détriment de la folie furieuse de l'homme à vouloir toujours plus.
Obsèques aujourd'hui du gendarme Jacques Lourties. Il a succombé, mardi, à ses blessures après avoir été fauché par un chauffard qui a refusé un contrôle alcoolémique, la nuit de la Saint-Sylvestre, à Neuville-aux-Joutes dans les Ardennes.
Agé de 41 ans, le gendarme laisse derrière lui une femme (elle-même gendarme) et quatre enfants.
L'auteur de cet homicide a été interpellé et risque (théoriquement) la prison à vie. J'aurais une autre solution, mais elle n'est pas applicable dans un pays où les auteurs de crimes et délits ont plus de droits que les victimes.
Mes pensées vont à sa famille, ses proches et ses collègues. Je compatis à votre peine et je vous souhaite de surmonter ce drame.
Repose en paix camarade...
Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi.
Certes, j’aurai voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et
Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas !
J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour.
A toi, petit Papa, si je t’ai fait, ainsi qu’à petite Maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée. Un dernier
adieu à tous mes amis et à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme. 17 ans et demi ! Ma vie a été courte !
Je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels.
Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi Maman,
Serge, Papa, je vous embrasse de tout mon cœur d’enfant.
Courage !
Votre Guy qui vous aime.
"Vous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir".
30 ème anniversaire de la mort du King, aujourd'hui, victime d'un dernier excès.
Dieu nous a quitté. Je n'étais pas né, mais j'imagine le choc et la tristesse du monde entier.
Pour l'éternité...